L'Église a été soumise à des travaux de conservation et d'amélioration qui ont aussi compris la restauration des peintures murales. Ces peintures révélaient un état de conservation préoccupant en raison de l'état de délabrement prolongé du bâtiment.

Selon les responsables de la restauration, la peinture s'étend sur tout le mur du fond du sanctuaire et se prolonge sur la moitié des murs adjacents.
La nef a une peinture à l'extrémité des parois latérales, près du mur de l'arc triomphal, qui se prolonge comme la précédente.
La restauration a commencé par le retrait à sec des mousses et des lichens qui recouvraient la peinture, suivi de l'application quotidienne d'un produit spécifique agissant contre les organismes vivants et facilitant leur enlèvement.

Les racines qui ont été trouvées entre les enduits et le support ont été retirées. Ensuite, on a procédé à un nettoyage humide qui n'a été possible que grâce à la qualité exceptionnelle de l'enduit d'origine.
Les lacunes ont été comblées en profondeur, avant l'application de l'enduit final. Pour ce faire, on a choisi un mortier composé de deux parties de sable blanc, une partie de sable jaune et une partie et demie de chaux, en ajoutant une petite dose de poudre de pierre noire.
Les responsables de la restauration ont choisi de ne pas faire une réintégration chromatique en raison de la fragmentation de la peinture. Parallèlement, les parements de la nef ont été lavés car ils avaient des restes d'enduit à la chaux.

Selon les experts, la peinture du mur du fond correspond à une campagne du début du XVIe siècle et peut être divisée en deux parties distinctes.
La partie supérieure a une composition décorative avec des éléments végétaux qui entourent un écusson au centre. La partie inférieure est divisée en trois zones verticales avec une représentation chacune de trois figures de saints. Sur la gauche, il s'agit probablement de saint Benoît et sur la droite, il s'agit probablement de saint Bernard, car ce sont deux moines avec une mitre et une crosse. Au centre, il s'agirait de saint Mammès, malgré le grand nombre d'éléments manquants. Ces images sont complétées par un encadrement en forme de barres de roulement.
Au-dessus de cette composition se trouvent les traces d'une seconde campagne picturale, qui couvrirait l'ensemble du mur du fond, se prolongeant jusqu'à la moitié des murs latéraux. Dans ce dernier cas, il est possible de voir une représentation d'armoiries, ponctuée de motifs décoratifs estampillés.

Dans la nef, les fragments trouvés sur les murs latéraux doivent faire partie de la première campagne du sanctuaire. L'enduit de la zone supérieure et inférieure a, des deux côtés, un hiatus central, où on peut voir une peinture décorative avec un motif répétitif de quadrifoliés en rouge et noir.